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La période des fêtes est maintenant proche.
Pourtant, certains ne peuvent se réjouir. Dans quelques jours,
une trentaine de familles seront sans toit.
Elles font
partie des 76 familles de squatters des complexes résidentiels
de la National Housing Development Company, temporairement
relogés en divers endroits du pays après leur éviction de ces
locaux. Elles étaient alors dans l’attente de la réalisation
d’un projet de relogement à Bambous. Mais depuis, elles n’ont
pu payer leur loyer et seront donc mises à la porte.
L’organisation non gouvernementale (ONG) Caritas – Ile Maurice
tire la sonnette d’alarme pour aider ces familles,
actuellement en situation précaire, notamment à Curepipe et à
Pointe-aux-Sables. Un comité regroupant cette ONG, la
Commission catholique pour la justice, le Mouvement social
débarcadère et le Mouvement social de la jeunesse mauricienne
est actuellement dans l’attente d’un rendez-vous avec un
représentant du ministère de la Sécurité sociale.
Au
programme initial de relogement, chacune de ces 76 familles
bénéficiait d’un terrain à Bambous. Il y était prévu la
construction d’habitations de deux pièces en tôle, avec une
aide du Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable
Groups à Rs 40 000 par famille, sous forme de matériaux de
construction remis aux ONG pour transmission aux
destinataires. Le comité d’ONG a lui proposé un projet de
logement intégré pour ces 76 familles, baptisé “Terre
nouvelle”. “Les ONG ne veulent pas perpétuer la culture des
bidonvilles. Nous avons réussi à faire valoir auprès du
gouvernement le projet pour que l’on puisse faire construire
en dur”, explique Jacques Dinan, président de Caritas – Ile
Maurice. Ce plan comprend la construction de maisons en béton,
au coût de Rs 250 000 par habitation et inclut un suivi en
termes d’éducation et d’emploi des bénéficiaires. Il veut
ainsi cadrer avec les vœux d’Empowerment Programme.
La
Sécurité sociale n’y est pas restée insensible et, le 1er
décembre, elle a proposé la construction de logements pour 150
familles ayant moins de Rs 4 000 de revenus mensuels. Les 76
familles de squatters sont du lot. “L’idée a fait son chemin.
Le projet-pilote sera le logement de ces 76 familles. Ça a
avancé parce qu’il y a eu une collaboration entre les ONG et
le gouvernement”, souligne Jacques Dinan. “On a beaucoup
progressé mais il faudrait accélérer le processus. Si ces
familles reçoivent un signal positif, elles seront plus fortes
pour tenir encore quelques mois.” N’ayant plus de choix devant
l’échéance qui approche, certaines de ces familles projettent
d’aller, dès maintenant, installer leurs “tentes” sur les
terrains de Bambous.
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