|
Marie-Josée Lutchmana et Daniella Victor sont
catégoriques : la carte d'identité qui vient d'être créée va les aider à
mieux faire leur travail. «Avec la carte, nous aurons plus de
considération», dit Marie-Josée Lutchmana, alors que Danielle Victor
déclare que la carte va les aider pour les requêtes administratives faites
au nom des familles qui sollicitent l'aide du SEED. Elle précise aussi
que, dans des situations difficiles, telles des descentes de police, la
carte peut aider à expliquer leur présence sur les lieux.
Pour Patricia Fidèle, coordinatrice du SEED, la
carte d'identité est un moyen de sécurité pour éviter les situations
délicates. Mais la carte demande à ses détenteurs une attitude plus
responsable. «La carte montre qu'officiellement on mène une mission qui
demande respect et un code de valeurs.»
A cet effet, les «valeurs et principes de
Caritas Île Maurice» sont inscrits au dos de la carte qui comprend la
photo, le nom et la fonction du détenteur.
Jacques Dinan, président de Caritas-Île
Maurice, a expliqué que la création de cette carte fait suite aux
contraintes que les permanents et volontaires ont rencontré quand ils ont
à faire des requêtes auprès des autorités, ministères, banques ou autres
services où une attestation de Caritas est demandée.
Il a fait plusieurs recommandations aux
détenteurs de la carte afin que celle-ci ne tombe pas entre les mains de
personnes mal-intentionnées. Il leur a aussi rappelé les valeurs et
principes de Caritas qui sont de - Préserver la dignité de toute personne
humaine;
- Veiller à la justice sociale ;
- Favoriser l'option préférentielle pour les
pauvres ;
- Encourager la solidarité ;
- Promouvoir la subsidiarité ;
- Travailler pour le développement intégral de
la personne ;
- Agir sans distinction de couleur, ou de
religion ;
- Travailler sans chercher de gain personnel en
nature, en espèce ou sous une autre forme.
Jacques Dinan a fait comprendre que chaque
membre de Caritas porte une lourde responsabilité sur ses épaules.
«Caritas est présente dans de nombreux pays. Si on agit mal dans un
de ces pays, c'est l'ensemble de l'organisation qui porte le
blâme.»
La remise des cartes d'identité s'est faite par
Jacques Dinan et le père Robert Fleurot, vice-président de l'ONG.
J.-M.S. |